Le dossier Pape Thiaw prend une tournure institutionnelle. En refusant d’endosser les engagements financiers liés au contrat du sélectionneur, l’État du Sénégal renvoie clairement la charge à la Fédération sénégalaise de football (FSF), ouvrant un bras de fer inédit aux lourdes implications.

Dans un courrier adressé à l’instance fédérale, la ministre des Sports, Madame Djirèye Clotilde Coly, rappelle que le contrat signé le 22 juin dernier n’a jamais été validé par l’État, pourtant tiers-payeur. Une position qui désengage de facto les finances publiques et place la Fédération Sénégalaise de Football face à ses propres responsabilités contractuelles.

Conséquence immédiate : toute décision de rupture du contrat de Pape Thiaw incomberait désormais exclusivement à la FSF. Or, avec un salaire mensuel estimé à 30 millions de FCFA, une prime à la signature de 120 millions et une indemnité de rupture équivalente à 8 mois de salaire, la facture s’annonce particulièrement salée.

Ce repositionnement de l’État rebat les cartes du dossier et fragilise sérieusement l’option d’un remplacement rapide du sélectionneur. En creux, il interroge la gouvernance du football sénégalais et la coordination entre pouvoirs publics et instance fédérale.

Faute d’accord financier, la continuité pourrait s’imposer par défaut sur le banc des Lions.

Source : VIBRACTU